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Moncef Marzouki bouleverse le Parlement européen.


Circonscription Est / Mon action

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xxdc9t_moncef-marzouki-bouleverse-le-parlement-europeen_news [/dailymotion]Au lendemain de la visite du Président de la République Française François Hollande, le Parlement européen recevait, mercredi 6 février, le Président Tunisien Moncef Marzouki. C’est dans un contexte politique extrêmement lourd, suite à l’assassinat de l’opposant Chokri Belaid, que le Président tunisien s’est exprimé devant les députés européens, qu’il a émus aux larmes. Réaction vidéo!

C’est un moment exceptionnel qu’a vécu le Parlement européen mercredi, un de ces moments qui marque l’Histoire. En effet, rarement l’émotion n’aura été aussi forte dans l’hémicycle du Parlement européen. Le discours du Président Tunisien Moncef Marzouki, en faveur de la démocratie, seulement quelques heures après l’assassinat de son ami l’opposant politique Chokri Belaid a bouleversé l’ensemble des parlementaires européens, de droite comme de gauche. Dans son discours, le président tunisien a promis de protéger et de défendre la « Tunisie moderniste, toutes les libertés et les acquis de la femme ».

Alors que la Tunisie, berceau du printemps arabe connaît actuellement une grande instabilité politique Moncef Marzouki a déclaré : « L’Union européenne nous fascine parce qu’elle a réussi de plus remarquable : la réconciliation franco-allemande. L’existence d’un tel miracle montre la possibilité de sa reproduction malgré la rareté des miracles » et de saluer l’Union européenne, « un haut lieu de la démocratie, de la paix et de la fraternité entre les peuples ».

A la fin de son intervention le Président Tunisien est rentré précipitamment dans son pays, alors que l’agitation se faisait grandissante suite à l’assassinat de Chokri Belaid. Plusieurs jours plus tard, les tensions restent vives ; les opposants au parti Islamiste Ennahda au pouvoir et la famille du défunt accusant le parti du Premier Ministre Hamadi Jebali d’être derrière cet assassinat.

Discours solennel prononcé devant le Parlement Européen par le Président de la république tunisienne Moncef MARZOUKI. Moment très émouvant surtout le jour où l’un des amis du Président , opposant farouche de l’ancien régime tunisien , a été assassiné à l’aube.

 

J’ai accueilli avec beaucoup de plaisir en fin de matinée mon ami Tarek Chouba , au Parlement pour qu’il puisse suivre depuis la tribune le discours du président de la République Tunisienne. Nous avons ensuite discuté de la situation de la Tunisie après le printemps arabe.

 

Communiqué de presse de Marielle De Sarnez : « Il faut une nouvelle vision des relations euro-méditerranéennes, plus équilibrée »

Réagissant à l’intervention en séance solennelle de Moncef Marzouki, Président de la République de Tunisie, devant le Parlement européen réuni à Strasbourg, Marielle de Sarnez à déclaré :

« Alors que nous avons appris l’assassinat de Chokri Belaïd, figure de l’opposition tunisienne, nos yeux sont plus que jamais tournés vers la Tunisie. Je tiens à condamner vivement cet acte odieux et à apporter tout mon soutien à sa famille.

Le climat de violence politique, qui a atteint aujourd’hui un niveau inacceptable, est dénoncé depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. De nombreux leaders de l’opposition tunisienne ont fait l’objet d’agressions, les forces de l’ordre faisant preuve d’une certaine passivité. Or, il est essentiel, que la constituante puisse mener ses travaux dans un esprit de consensus et de concorde nationale afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien. Mais également de lever  des  inquiétudes  sur l’avenir du processus démocratique.  L’adoption d’un calendrier électoral clair et d’un scrutin permettront de donner une perspective aux partis politiques et de rassurer l’opinion publique tunisienne et les partenaires étrangers.

L’Union européenne de son côté a une obligation vis-à-vis de la Tunisie. Nous devons aller plus loin dans l’intégration économique. Le monde arabe si proche constitue un test de crédibilité, qui implique que les responsables de l’Union, au premier rang desquels les chefs d’État et de gouvernement, se décident à formuler et à défendre, ensemble, une nouvelle vision des relations euro méditerranéennes plus équilibrée.

La Tunisie doit également faire face à la menace salafiste-djihadiste qui se précise dangereusement. Ceci doit être une préoccupation pour l’ensemble de la communauté internationale, au premier plan de laquelle l’Europe, à l’instar du Mali. Quand le président tunisien, Moncef Marzouki, estime que son pays devient le «corridor» pour les trafiquants et les extrémistes, il rappelle la dimension supranationale de la menace. Au-delà de la solidarité que nous manifestons aujourd’hui aux tunisiennes et aux tunisiens, c’est à la lutte contre la barbarie sans frontière que nous devons nous atteler ensemble. »

12 février 2013